La petite histoire du développement

La petite histoire du développement

Petite pause café…

C’est le moment d’une petite pause café avec “une vision personnelle” de l’évolution du développement…pas que informatique. Un regard dans le rétroviseur d’un artisan du numérique…

Combien de sucres ? 🙂

L’informatique est-elle née le 1 janvier 1970 ?

Oui et non 🙂 Cette date est bien connue des développeurs car souvent définie comme valeur par défaut pour les dates. C’est en fait le début de l'”horodatage” par un système nommé “UNIX”, gardé comme référence jusqu’à aujourd’hui.

Pour simplifier, un horodatage est l’association d’une information à une date et une heure. Cela permet par exemple de savoir qui s’est connecté, à un jour et une heure donnée. Pratique quand il s’agit de votre compte en banque, et que la connexion vient des pays de l’Est…on peut lancer des protections automatiques !

Comment savoir ?

Très difficile de faire mieux que Wikipédia, mais pour être synthétique nous pouvons dire que l’informatique est “le traitement de l’information” (désolé, je peux pas faire plus court ! :-).

L’informatique telle qu’on la connaît aujourd’hui a évolué avec quelques étapes marquantes :

1880

histoire informatique orgue de barbarie

Début de la mécanographie avec le futur créateur d’IBM, Monsieur Herman Hollerith. Il créa une machine facilitant le recensement en stockant les informations sur une carte perforée. Le gouvernement des États- Unis l’utilisa pour la première fois en 1890 et le principe de fonctionnement perdurera jusqu’en 1960.

Une image qui parle à tous est l’Orgue de Barbarie. En faisant avancer le papier, la machine joue la musique en fonction de l’emplacement des trous. Le son est donc “enregistré” au format papier, et peut être “traité” par l’orgue quand on le souhaite. On est donc sur un traitement de l’information, ici sonore…

Avant la seconde guerre mondiale

Monsieur Alan Turing (et pas tuning…) définit le concept “d’ordinateur” de façon universelle (appelé machine universelle de Turing) : La différence entre une machine à calculer et un ordinateur est qu’un ordinateur peut suivre une logique de traitement avec des conditions, alors qu’une calculatrice donne juste un résultat (je simplifie, c’est plus facile à lire :-).

Comme d’autres thématiques, l’ évolution de l’informatique a été accélérée par la guerre, notamment quand il a fallu calculer les trajectoires des missiles plus vite que l’ennemi (c’est quand même plus confortable, au niveau de la gestion de la goutte de sueur qui perle sur le front), mais également quand il a fallu “décoder” les messages cryptés qui pouvaient faire gagner une guerre

23 décembre 1947

transistor-Photo by Luca Volpe on Unsplash

Et alors ? J’y viens… le transistor ! Il permet de dire : on laisse passer le courant, ou on ne laisse pas passer le courant. Un peu comme un interrupteur dans une chambre, pour la lumière. Sauf qu’au lieu d’appuyer ou d’éteindre “à la main”, ce sont des “0” et des “1” qui “disent” à l’interrupteur de laisser passer le courant (ou pas).

Invention du “Transistor” ! Mais pourquoi parler des postes radios des années 60 ? Et bien parce que le transistor est à la base un composant électronique, avant d’être utilisé dans les postes radios (remplaçant les tubes électroniques), d’où l’abus de langage.

Et alors ? Et bien c’est “l’information” (le 0 ou le 1) qui pilote les actions, un peu comme le papier dans l’orgue de barbarie. Les trous seraient les “0” et le papier les “1”. Sauf que là, on passe de l’escargot au TGV en terme de vitesse de traitement…

C’est en grande partie pour cette raison que le “transistor” a révolutionné le monde tel qu’on le connaît. Pour la petite histoire, trois américains sont à l’origine de cette “trouvaille” : John Bardeen, William Shockley et Walter Brattain mais 6 mois plus tard deux physiciens Allemands ont développés le transistor français : le “Transistron”. Il est dit qu’ils ont eu la même idée en même temps, sans que la France (enfin, les physiciens Allemands en France) n’ait eu connaissance ou de liens avec les travaux américains.

Malheureusement (ou pas), la France se concentra sur le nucléaire et les Américains ont pris la main sur le marché du transistor, qui aujourd’hui est omniprésent…

1970 – 1990

Le destin est en marche, tout s’accélère. La miniaturisation du transistor, les microprocesseurs qui en découlent, la baisse des prix et l’industrialisation permettent non seulement de démocratiser les ordinateurs, mais également les équipements réseaux qui vont permettre leurs communications. Les fameuses “adresses IP” vont apparaître et faire le bonheur des films policiers, où les “pirates informatiques” sont retrouvés grâce à elles…

vous avez remarqué que souvent dans les films, quand ils tapent sur les touches ou déplacent des éléments à l’écran ça fait des bruits…pourtant ça ne le fait pas sur le votre 🙂 et quand ils recherchent un méchant avec sa photo, ils utilisent un logiciel qui fait défiler la tête de tous les vilains connus…en réalité ce n’est pas nécessaire et c’est une perte de temps…ha…. la magie du cinéma !

createurs www

Le début des années 90 est également le début du “Web” comme nous le connaissons grâce à l’invention du protocole “http”, et de ses fameuses “URL” et le HTML. Merci à Tim Berners et Robert Cailliau du CERN pour ces travaux. Ainsi on pouvait communiquer facilement d’humain à humain (avec un lien). Des “pages” accessibles partout, avec du texte, mais aussi des images. Une toile de connaissances… une “World Wide Web” (d’où les 3 “www” dans les liens internet) pour “toile d’araignée géante”.

Les années 2000

Quel moment passionnant d’avoir vécu ce fameux “passage à l’an 2000”, où on nous annonçait un gros bug (et la fin du monde en 2012… il doit rester des boîtes de conserves à certains :-).

garage informatique

Le “Bug de l’an 2000” est une prise de conscience intéressante.

Les ressources informatiques ont évoluées très vite depuis les années 1970 et se sont rependues au point de devenir indispensables (imaginez gérer les vols d’un aéroport international, uniquement par papier…).

Restons sur le cas des aéroports, il a fallu créer des programmes pour gérer les vols, mais aussi pour gérer la logistique (le matériel, le personnel…), la sécurité (les entrées / sorties des personnes). Il a donc fallu des développeurs 🙂 mais aussi toute une organisation qui a coûté cher à mettre en place et il a fallu beaucoup de temps pour tester et mettre en place l’ensemble de la chaîne (et la fiabiliser).

Il est normal que les sociétés amortissent l’argent investi sur le long terme, c’est un peu comme une maison, on fait en sorte qu’elle reste debout le plus longtemps possible avec le moins d’entretien à faire

Il est facile de voir une toiture qui se détériore, mais pour un programme informatique, ça n’inquiète pas grand monde (sauf les développeurs bien sûr !).

Et voilà comment des programmes conçus, des années auparavant dans un certain contexte, n’étaient pas pensés pour supporter les limites fixées par une date, qui à l’époque était bien lointaine. “Retour vers le futur” n’était même pas sorti, comment pouvaient-ils se soucier des conséquences à 30 ans quand il ont commencé les travaux ? 😉

En dehors du bug des années 2000, il est important de regarder dans les garages de la Silicon valley, où les GAFA d’aujourd’hui ont débuté un travail brillant, au point de représenter aujourd’hui des sociétés ayant parfois plus de pouvoirs que certains états, avec les dérives que cela implique…

2010 – 2020

Ca y’est, on est en plein dedans ! Je me souviens du début des années 2000 où le fax était roi dans les entreprises, que le modem 56K faisait une séance de “vaudou” bruyante à chaque connexion et que l’e-mail n’avait que peu d’intérêt pour certains dirigeants, encore moins un site web !

Après tout, qui allait prendre la peine d’aller consulter une page d’entreprise sur internet ? Encore moins acheter un produit ou un service ! Une adresse e-mail générale pour toute l’entreprise, ce sera bien suffisant…

reseaux sociaux-Image by Gerd Altmann from Pixabay

Aujourd’hui la 5G se déploie sur la planète, les entreprises qui ne sont pas sur les réseaux sociaux sont en faute professionnelle, car chaque individu porte le monde dans sa main…son smartphone.

Le changement a été tel en 20 ans, qu’il a impacté la société, la relation à l’autre et au monde.

Chacun à l’exemple de cette salle de restaurant ou des couples parlent à leurs amis via leurs téléphones sur la table, sans mots doux entre eux. Ne parlons pas des enfants qui sont dirigés par leurs parents sur des smartphones, en pensant “leur faire prendre de l’avance”…au détriment des autres sens, de l’odorat, de l’ouïe, du toucher, et surtout d’un gros câlin !

Où sont passés les combats de pistolets à eau dans le jardin, les parties (interminables) de Monopoly, les cabanes dans les bois, la curiosité d’aller débusquer une fourmilière ou de partager des éclats de rires en famille ?

Tout est là ! Rien n’est perdu rassurez-vous, il suffit de simplement lever la tête. Mieux comprendre le monde c’est aussi mieux le vivre et mieux le partager. De l’autre côté nous avons la possibilité :

  • De voir sa famille en visio à des milliers de kilomètres, les petits enfants peuvent garder un lien avec les grands parents qu’il ne verraient quasiment jamais sinon.
  • De trouver une voiture pour pas cher en 5 minutes et traverser facilement la France en covoiturage, tout en limitant l’impact écologique
  • Retrouver plus vite des victimes et des proches en cas de catastrophe naturelle
  • Partir dans un lieu qu’on ne connaît pas, sans prendre une carte routière ou pour demander son chemin, juste écouter la voix qui nous guide
  • Disposer d’un médecin à distance en 5 min alors que le premier habite à 40KM et n’est pas disponible.

Vous l’avez compris, l’informatique, les programmes et applications font parti de notre histoire mais également de l’avenir, ils sont omniprésents et cela va s’accélérer.

Comprendre son environnement et y participer c’est aussi choisir le vie que l’on souhaite et modeler le futur pour qu’il fasse une place à chacun.

Les développeurs sont les artisans d’un monde sans frontières…à vos outils ! Qu’est ce qu’on va réaliser à présent ?

artisan developpeur-Photo by Todd Quackenbush on Unsplash

Conclusion

Si vous êtes là, c’est que la pause café vous a plus, et que votre tasse est vide 🙂

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Nicolas.

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Cet article a 2 commentaires

  1. Joss Scaglione

    Super article !!! Et ma tasse de café est belle et bien vide !!
    Ça donne envie de se reconvertir , iil n’y a plus qu’à ce lancé !

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